Le Triptyque de l’Ecologie Meurtrière (I) Les Biocarburants

Photo d’illustration : Michael Macor
Le premier volet du triptyque de l’écologie meurtrière portera sur un sujet écologique d’actualité dont on parle beaucoup : les biocarburants.
THE combustible écolo! 0% d’émission de gaz à effet de serre! Tous les véhicules vont enfin être alimentés à l’aide d’un carburant vert. Les industriels l’appellent biocarburants, les écologistes préfèrent le terme d’agrocarburant.
Il s’agit bien là d’une superbe idée, fondée sur les meilleures intentions du monde, mais conceptualisée et mise en place de façon égoïste, sans penser aux nombreux individus qui vont se voir sacrifiés sur l’autel de la protection de l’environnement. Comment? Vous allez voir…
Qu’est-ce que le biocarburant ?
Le terme de biocarburant est un terme générique qui désigne un combustible créé à partir de matière organique. Les biocarburants actuellement utilisés sont dits de « 1ère génération » ; deux autres générations existent, mais ne sont encore qu’au stade expérimental (Cf. infra).
Cette 1ère génération de biocarburants se compose de deux filières : la filière « huile » qui produit le biodiesel (ayant pour base le colza, le tournesol, le palmier à huile, etc.) et la filière « alcool » qui produit le bioéthanol (ayant pour base le maïs, le blé, la betterave, la canne à sucre, etc.).
L’avantage des biocarburants? Le véhicule, au moteur adapté à ce type de carburant, ne rejette dans l’atmosphère aucun gaz à effet de serre qui participerait au réchauffement climatique. Ainsi, les mouvements écologistes se sont rués sur la défense de ce moyen technique capable de remplacer les énergies fossiles que sont le pétrole ou le gaz naturel, ces grands ennemis des défenseurs de la nature. C’est pour cette raison, que la grande majorité des partis politiques écologistes et autres mouvements associatifs partageant le même idéal, se sont retrouvés à faire pression pour que les Etats se tournent vers cette source d’énergie.
Position du problème
Défendre les biocarburants, tels qu’ils sont conçus aujourd’hui, c’est faire preuve d’un manque d’égard inhumain envers les populations du tiers-monde.
En effet, les biocarburants sont pour la plupart créés à partir de maïs, de colza, de blé ou encore de canne à sucre. Or, ces produits agricoles constituent l’alimentation de base de nombreux pays du tiers-monde. Le système économique étant ce qu’il est, c’est-à-dire une économie de marché basée sur la loi de l’offre et de la demande, si la demande envers un produit s’accroît, mais que l’offre reste identique, le prix s’accroît proportionnellement à cette demande. Dès lors, s’il faut commencer à alimenter d’énormes quantités de véhicules à l’aide de biocarburants, la demande de maïs (par exemple) va s’accroître alors que les surfaces cultivables, elles, ne croissent pas outre mesure.
Alors certes, les biocarburants ne sont pas les seuls responsables de la hausse du prix de ces matières agricoles : la hausse du cours du pétrole, le choix politique de ne plus subsidier ces produits pour libéraliser le marché (ce fut le cas au Mexique concomitamment à l’émergence des biocarburants) et la sécheresse qui a frappé durement ces dernières années les pays producteurs, sont les autres facteurs qui expliquent la hausse. Néanmoins, le besoin exponentiel de biocarburant constitue la cause majeure de la flambée des prix, du fait de notre système d’économie de marché.
Ainsi, à cause de cette demande croissante, le cours du maïs flambe à la vitesse grand V et toutes les populations au pouvoir économique plus que réduit, qui ont pour alimentation de base la farine de maïs, se voient dans l’impossibilité de pouvoir acheter leur nourriture, créant ainsi de véritables débuts de famine !
Ce fut le cas au Mexique où de véritables soulèvements populaires appelés “émeutes de la faim” ont été constatés (et réprimés) en janvier et septembre 2007. Ce fut également le cas, avec la flambée d’autres produits agricoles, au Maroc, en Indonésie, au Pakistan, en Bolivie… Les gens des milieux les plus populaires devant alors se battre pour pouvoir acheter du pain. Tel fut le cas en Egypte, où une mère de 4 enfants est morte dans une bousculade devant une boulangerie pour pouvoir acheter 20 galettes de pain de mauvaise qualité.
Ainsi, les gens des pays producteurs de ces matières agricoles ne mangent plus à leur faim à cause de la sacro-sainte volonté du tout écolo au plus vite! Car le problème est là ! Le mouvement écologiste n’est pas souvent écouté par les instances dirigeantes des pays du monde entier, et plus particulièrement par les gouvernements des pays les plus pollueurs : il y a donc très généralement une modération entre le souhait écologiste et ce qui est fait en pratique, de façon justement à coller le plus possible avec les réalités sociales et économiques des pays. Néanmoins, les idées écologistes parfois les moins abouties s’implantent dans les mentalités du citoyen lambda. Dès lors, de nos jours, si un homme politique veut se faire élire et/ou réélire, il se voit dans l’obligation de démontrer qu’il est pour l’écologie, et ce, à très court terme, car l’électeur ne réfléchit majoritairement qu’à court terme pour son choix de vote. De par ce fait-là, l’initiative de la mise au premier plan des biocarburants a fait l’objet de décisions politiques très fortes dans de nombreux pays occidentaux, poussant ainsi de façon excessive cette méthode pseudo-écologique (Cf. infra) au premier plan des mesures gouvernementales en faveur de l’environnement, créant des « dommages collatéraux » catastrophiques au niveau de la sécurité alimentaire.
Ces dommages s’étant révélés rapidement, un courant non négligeable du mouvement écologiste tira la sonnette d’alarme pour pointer du doigt les méfaits de ces biocarburants. Hélas, s’il est facile de changer de cap dans une ONG ou dans un mouvement associatif, au niveau gouvernemental, pour passer à l’action, ce sont des lois qui doivent être adoptées… mettant en branle un processus d’élaboration des normes qui prend du temps ; et au niveau international, des traités sont signés, des accords de coopérations sont noués… Bref, une fois qu’une orientation est prise au niveau gouvernemental, il est difficile de faire rapidement marche arrière, d’autant plus que les partis écologistes qui veulent souvent être plus papistes que le Pape ne prennent pas toujours en compte les avis d’experts, voire même les membres de leur parti qui ne constituent qu’un courant minoritaire et qui se dressent contre une action gouvernementale pro-écologique. Ainsi, le parti belge « Ecolo », affiche encore sur son site web qu’il est pro biocarburant sans faire la moindre mention à une quelconque modération en vue de respecter les populations du tiers-monde qui sont les principales victimes de ces mesures, à l’exception d’une misérable phrase estimant que « la mission première de l’agriculture doit rester la production alimentaire » (encore heureux) !
Les chiffres
Parmi les décisions gouvernementales les plus marquantes, prises maladroitement pour répondre à la demande citoyenne de plus d’écologie, je prendrai l’exemple de l’ Energy Independence and Security Act , sanctionné par l’ex-Président des Etats-Unis, George W. Bush, en décembre 2007. Cette loi dispose que d’ici à 2022, les producteurs de combustible des Etats-Unis devront produire 100 milliards de litres (36 milliards de galons) de biocarburant pour la consommation nationale, soit plus de 5 fois la production actuelle de biocarburants. Selon le Professeur Mike Gale, expert en génétique des plantes cultivées à l’Université d’East Anglia et conseiller scientifique du CGIAR, « cette loi est une folie, car pareille production de biocarburant nécessite l’usage de 100 millions de tonnes de maïs », ce qui représente plus de 33,67% de la production annuelle mondiale (production annuelle qui s’élève à 297 millions de tonnes pour l’année 2007 selon les statistiques de la FAO). Un tel pourcentage retiré du secteur alimentaire pour les seuls Etats-Unis ne peut être effectivement qualifié que de folie furieuse quand on pense aux populations qui ne se nourrissent que de ce produit agricole, comme au Mexique où le pain des familles modestes est la tortilla ; tortilla qui n’est faite qu’à partir de farine de maïs et d’un peu d’eau.
Pour avoir une idée de l’augmentation des prix, lors de la « crise de la tortilla » au Mexique, le prix de la tortilla a augmenté de 42% à 67% selon un rapport de l’Americas Program .
Plus proche de chez nous, l’Union Européenne ne serait pas en reste. Selon un rapport de l’Organisation de Coopération et de Développement Economiques (OCDE), si on atteint les objectifs de production de biocarburants que l’on s’est fixés : « dans l’U.E., l’utilisation de blé et de céréales secondaires pour la production d’éthanol progresserait de 24 millions de tonnes environ entre 2004 et 2014, ce qui représenterait plus de 9% de l’utilisation totale de céréales projetée. La production d’éthanol demanderait 19 millions de tonnes de plus de betteraves sucrières soit environ 17% de la production projetée de betterave dans l’U.E. La demande d’huile végétale pour la production de biodiesel connaîtrait une hausse encore plus marquée, de 7 millions de tonnes soit 49% de la consommation projetée ». En bref, la production de biocarburants de 1ère génération représente un gouffre à ressources agricoles, qui met en péril la sécurité alimentaire de pays déjà fragilisés sur ce point à la base.
Depuis 2007, la FAO et l’OCDE soulignent la forte implication des biocarburants sur la flambée des prix. Pourtant, les réajustements de tirs se font attendre de la part des gouvernements, seules quelques maigres initiatives sont prises, provoquant le courroux de certains hauts responsables, comme celui de Jean Ziegler, en 2007, devant les Nations Unies, qui avait qualifié les biocarburants de « crime contre l’humanité » .
Réellement un bien pour l’écologie ?
Finalement, si tout le monde investit des millions de dollars, si on se permet d’empiéter sur la survie alimentaire de certains peuples, si on change les données de la production agricole mondiale, c’est bien dans un but principal qui est celui de la sauvegarde l’environnement. Mais est-ce que cet objectif est effectivement atteint avec les biocarburants actuellement utilisés ? Même pas !
Comme le disait Louise Fresco – ex-Directrice générale adjoint de la FAO, professeur à l’Université d’Amsterdam dans le domaine du développement durable à l’échelle internationale et professeur invité de l’Université de Stanford – les mesures prises par les USA et l’U.E. « n’ont pas été basées sur une analyse scientifique correcte. On n’a même pas écouté les scientifiques ; ce qui constitue une très mauvaise base de prise de décision ».
En effet, si les carburants traditionnels ont pour désavantage d’émettre du dioxyde de carbone pendant leur combustion, le biocarburant, lui, est neutre sur le plan du bilan carbone parce que le carbone a préalablement été fixé par les plantes lors de la photosynthèse. Dès lors, théoriquement, le biocarburant devrait éviter de venir rajouter des gaz à effets de serre dans l’atmosphère. Néanmoins, pour évaluer l’avantage du biocarburant dans la lutte contre l’émission de gaz à effets de serre, il y a lieu de calculer l’impact écologique sur l’ensemble de la chaîne de production de ces biocarburants… et là on a un tout autre son de cloche !
En effet, la production de biocarburants, évaluée dans son ensemble, entraîne dans le meilleur des cas une faible réduction des gaz à effet de serre et dans le pire des cas (assez fréquent) une émission de gaz à effets de serre supérieure à celle des énergies fossiles, c’est-à-dire l’inverse de ce qui est souhaité. L’OCDE a été l’une des premières à constater cet état de fait dans son rapport « Biofuels: is the cure worse than the disease? » ; la FAO a pour sa part édité un rapport plus récent et facile d’accès pour tout un chacun : « La situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture » .
Pour résumer, les problèmes du biocarburant de 1ère génération se situent sur plusieurs points de la chaîne de production. Comme un dessin vaut mieux qu’un long discours, je vous mets ce schéma issu du rapport de la FAO susmentionné.

Le point défavorable le plus important est sans aucun doute la phase de réaffectation des terres : comme la demande de biocarburants est croissante, il faut produire plus de produits agricoles ; comme il faut produire plus, on a besoin de plus de terres cultivables. Dès lors, on détourne certaines zones naturelles pour les destiner à la production agricole. Par exemple, des forêts se transforment en champs cultivables… Néanmoins, ce changement de destination n’est pas sans impact sur l’environnement et entraîne des conséquences qui ne seront rentabilisées sur le plan carbone qu’après de nombreuses années de production de biocarburants. Comme le dit le rapport de la FAO : « Lorsque les changements d’affectation des terres sont inclus dans l’analyse, les émissions de gaz à effet de serre pour certaines matières premières et systèmes de production des biocarburants peuvent même dépasser celles des combustibles fossiles. Fargione et al. ont estimé que la conversion des forêts (…) à la production d’éthanol et de biocarburant au Brésil, en Indonésie, en Malaisie ou aux États-Unis d’Amérique engendre des rejets de dioxyde de carbone au moins 17 fois supérieur aux rejets économisés chaque année par le remplacement des combustibles fossiles par les biocarburants. Ils ont montré qu’il faudrait (…) plus de 300 ans pour rembourser (la dette en carbone) si les forêts pluviales amazoniennes sont converties à la production de biocarburant à base de soja et plus de 400 ans si les forêts pluviales et les tourbières tropicales sont converties pour la production de biocarburant à partir de l’huile de palme en Indonésie ou en Malaisie. Righelato et Spracklen (2007) (…) ont trouvé que, dans chaque cas, davantage de carbone serait séquestré sur une période de 30 ans en convertissant les terres cultivées en forêts. Ils estiment que si l’objectif des politiques de soutien aux biocarburants est d’atténuer les effets du réchauffement mondial, l’efficience du combustible et la conservation et la restauration des forêts seraient des alternatives plus efficaces ».
Un autre point très polluant est celui de la production proprement dite. Par exemple, l’utilisation d’engrais peut être terriblement néfaste. Toujours dans le même rapport de la FAO : « certaines cultures peuvent générer davantage de gaz à effet de serre que les combustibles fossiles. Par exemple, le protoxyde d’azote, un gaz à effet de serre dont le potentiel de réchauffement mondial est environ 300 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone, est émis par les engrais azotés ».
Qu’en penser au final ?
Tout ceci démontre que l’empressement du tout à l’écologie peut créer non seulement des dégâts collatéraux (avec la crise alimentaire mondiale où le biocarburant joue un rôle non négligeable) mais peut même, dans ce cas précis, aller à l’encontre de l’environnement !
Ce sujet, au-delà de la démonstration de l’irresponsabilité dont peuvent faire preuve les divers mouvements verts, démontre l’importance capitale de chaque citoyen dans cette équation difficile. Car finalement, on a beau dire que les gouvernements ne nous écoutent jamais, cette affirmation est fausse : ne serais-ce que pour des nécessités électorales les gouvernements prêtent une oreille attentive aux desiderata du peuple, pour le meilleur et pour le pire… car si certaines idées arrivent à infuser dans nos cerveaux au travers du matraquage médiatique et que la demande populaire générale est ainsi orientée sur un sujet précis comme celui du biocarburant, le gouvernement est susceptible de fléchir en ce sens, même si ce n’est pas la meilleure solution ; comme le disait Pierre Joliot-Curie (Biologiste, ex-Directeur du CNRS et professeur au Collège de France) récemment dans une interview télévisée, les démarches produisant des résultats visibles à court terme sont toujours privilégiées par les hommes politiques dans nos pays occidentaux, quand bien même des scientifiques de renom hurleraient à l’erreur, quand bien même des courants écologistes minoritaires s’égosilleraient à dire qu’il s’agit d’un non-sens…
Néanmoins, petit à petit, les scientifiques et les pays du tiers-monde au travers de l’ONU, arrivent à faire infléchir cette lancée primitive vers le biocarburant de 1ère génération pour concilier écologie et respect de la vie d’autrui. Ainsi, les biocarburants de 2ème génération sont mis en avant par les scientifiques et entament une timide, mais certaine, évolution dans le paysage du biocarburant.
Cette seconde génération limiterait considérablement l’impact écologique nécessaire à sa production, utilisant pour ingrédient principal la cellulose et produisant ainsi : l’éthanol cellulosique. Cette production, ardemment défendue par Jay Keasling (Professeur en ingénierie chimique et biologique à l’université de Berkeley), serait sensiblement plus verte parce qu’elle est produite à partir de cellulose que l’on peut trouver dans une quantité impressionnante de déchets agricoles habituellement inutilisés, mais également dans le recyclage du papier, ainsi que dans certains arbres à croissance rapide.
Le docteur en microbiologie de l’université technique du Danemark, Birgitte Kiær Ahring, résume bien le problème : « c’est important de faire la différence entre les bons et les mauvais biocarburants. Si vous consacrez d’énormes quantités d’énergies pour produire du biocarburant à partir du maïs, si vous devez utiliser des pesticides, des engrais chimiques et qu’il vous faut des dizaines de milliers de litres d’essence pour faire tourner les machines agricoles, au final vous aurez un résultat quasi nul : vous aurez gaspillé autant d’énergie que vous en aurez produite et l’impact sur la réduction de l’émission des gaz à effet de serre sera très mince. Avec les biocarburants de la seconde génération, nous parvenons à obtenir une réduction de 90% de nos émissions de CO2. Cela fait une solide différence pour la préservation de notre environnement ».
Enfin, les biocarburants de 3ème génération, qui n’existent pour l’heure qu’en laboratoire, constituent également une réponse écologique majeure : la création de carburant à partir d’algues vertes. Souvent considérées comme nuisibles, infestant certaines côtes et asphyxiant parfois l’écosystème marin quand elles se développent dans un milieu n’étant pas naturellement le leur, elles trouveraient une utilité au travers de ces biocarburants de 3ème génération.
Bref, des solutions proposées par la communauté scientifique existent ! Et ces deux nouvelles générations ont l’avantage de ne pas rentrer en concurrence avec l’alimentation humaine ! C’est bien la preuve que l’on peut faire de l’écologie de façon réfléchie… mais cela nécessite du temps et de la réflexion, ce qui manque trop souvent au mouvement écologiste.
Alors en tant que citoyens, soutenez l’écologie, mais soyez critiques par rapport aux propositions et au matraquage médiatique que nous subissons de la part du mouvement écologiste, car parfois les auteurs de belles idées ne réfléchissent pas aux conséquences de leurs doctrines ; ils sont guidés par l’urgence qui ne laisse que peu de place à une réflexion approfondie.
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La semaine prochaine, la seconde partie du Triptyque de l’écologie meurtrière : l’interdiction du DDT.
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PS : cet article est dédié à la mémoire du professeur Mike Gale, décédé brusquement le 18 juillet 2009, au moment même où je découvrais ses écrits…
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PS2 : les citations de scientifiques proviennent pour la plupart d’un excellent reportage diffusé sur France 2, appelé : « Les prêcheurs de l’apocalypse – quand l’écologie perd la raison ». Une partie se trouve sur dailymotion , et c’est justement celle que j’ai utilisé. Pour l’entièreté, il va falloir chercher…
Bien vu !
Et que dis-tu du fait que voyager en avion (très polluant) est moins cher que voyager en train !! Je pars en Suisse ce WE pour 110 € AR avec Brussels Airlines (même pas une compagnie low coast…) Sur place Genève – Neuchatel AR va me coûter 55 € (1 heure de train…)§
Salut man! Coïncidence, hier, j’ai traversé 200km de “forêts” de palmiers (for palm oil) en Indonésie (justement avec la UN-FAO que tu cites) là où, auparavant il y avait de la jungle.. C’est pas beau a voir en effet!
Faudra que tu m’expliques ce que tu entend par “le mouvement écologique”. Comme tu en parles, il ne concerne que le politique. Mais les scientifiques aussi sont concernés. Dans le monde scientifique on parle aussi des “ecologists” and “conservationists”etc.
Mais on entend rarement parler ce ces rapports. Le “Global Warming” c devenu un big Business!
Par exemple, tout le débat sur le C02 est influencé par un certain groupe de scientifiques, alors que je peus te montrer des graphes qui expliquent bien mieux le réchauffement de la planète
Mtn dans les organisations de l’UN, si tu veus avoir un budget d’un gouvernement pour ton project, en gros tu inclus les mots “C02″ et/ou “Global Warming” dans le titre du proposal, et t’as plus de chance d’etre selectionné.
Ca donne des titres rien a voir!!!